21 février 2007
Et D.S.E créa le Pride Bushido...
Bushido : Contexte, création et mode d'emploi...
C’est
en 2003 que Dream Stage Entertainment, soucieux de diversifier ses catégories
de poids, lance le Pride Bushido.
Tirant
son nom du code guerrier propre a la caste militaire des Samouraï, ce nouvel événement
se veut être un mélange explosif de combattants confirmés et de jeunes talents
prometteurs , allant des poids léger au poids lourds.
Le
Pride Bushido revendique un statut de «voie du guerrier », donnant
l’occasion a tout combattants de s'affirmer au yeux du monde, dans des combats
intitulé challenge match .
-Deux
round de 5 minutes dans les règles du challenge
match avec match nul si le combat va a son terme.
-Un
système de cartons rouges déduisant 10% de la prime du combattant pour manque
de combativité ou défaillance aux règles du Pride Bushido. Les cartons
rouges n’entraînent cependant pas la disqualification de l’averti.
A la recherche du Symbole .
Très
vite D.S.E cherche un acteur symbolique pour personnifier l’âme de son Bushido,
un combattant dont le charisme et capable de réunir les foules… leurs
recherches s’arrête rapidement sur un des meilleurs combattant japonais du
moment : Takanori Gomi.
En
disgrâce depuis sa défaite face B.j. Penn,
Gomi se voit offrir par les organisateurs du Pride un événement taillé
sur mesure pour effectuer un retour fracassant. The Fireball Kid enchaîne
alors les victoires qui le mènent au titre des poids légers du Bushido. Il
est LA star de la compétition, malgré un univers plus enclin a médiatisé les
poids lourds.
Introduction
du dernier bushido …
19 février 2007
Les arts martiaux modernes font vendre…Au Japon.
Comme il est précisé dans
les articles précèdents, la situation des arts martiaux modernes est totalement différente
selon l’endroit où l’on se situe sur le globe.
Bien sur qui dit
popularité, dit publicité et marketing. Sponsors ou simples marques n’ayant rien à
voir avec les arts martiaux modernes, les publicitaires ont recours à l’image
de combattants vedettes comme il pourraient le faire avec Beckham, Zidane ou Tiger Woods.
Si les sponsors mettent généralement
en avant leurs valeurs, il faut admettre que la plupart des autres marques joue
la carte de l’humour. Un humour qui vient littéralement briser l’image violente rattachée
aux arts martiaux modernes … Et ce n’est pas pour nous déplaire.
Au menu donc un Mark Coleman
Roi de la banane entre deux pubs pour
les rasoirs Shick en compagnie de son acolyte Wanderlei Silva, un Mirko CroCop
discutant avec des grains de café géant, ou encore Hong Man Choi dansant pour les chewing-gum chewlette.
Les arts martiaux modernes sont populaires et ça les publicitaires l’ont bien compris, alors a quand Cheikh kongo, Greg Bouchelaghem ou David Baron vantant les mérites du café, de la lessive ou du dentifrice en France ? En attendant regardons vers le soleil levant …
Mehdi souames
18 février 2007
Destins d'underdog et upset .
Comme
dans chaque domaines où la compétition est de mise, les arts martiaux modernes possède
aussi leurs underdog’s.
Mais
qu’est ce qu’un underdog ?
Tirant son origine du
vocabulaire propre à la construction navale, le mot underdog’s désignait les
jeunes ouvriers auxquels étaient réservé les taches les plus ingrates
contrairement au plus âgé qu’on appelait overdog’s.
Revenons aux art martiaux
modernes … On peut distingué deux types d’underdog : Les underdog' s
populaires et les tomatocan’s.
Les
premiers étant des combattants populaires malgré leurs défaites plus que fréquentes.
Ils attirent les foules bien que la défaite leur soit inévitable. Sinon comment
expliqué les multiples combats proposés à l’ancien Yokozuna Akebono, à l’acteur
ken kaneko ou encore le délirant Charles « Krazy Horse » Bennett.
La
seconde catégorie est (irrespectueusement…) appelée tomatocan, "canette de jus tomate"
en anglais, en raison de leur proportion a saigner pendant les combats. Les plus
célèbre ont pour nom Takayama, Stefan Gamlin ou encore Sean O’haire. Souvent
engagé pour mettre en avant ou faire gagner facilement le combattant adverse,
les tomatocan’s sont une énergie renouvelable
a l’infinie … hélas !
Takayama , underdog par excellence
En
fait, d’une manière plus générale on peut dire que le statut d’underdog est une
variable, car on peut tous être underdog d’un soir malgré les compétences que l’on
puisse mettre en avant. Il suffit simplement que personne ne croie en votre victoire.
Lorsqu’
un underdog crée la surprise de s’imposer, on parle alors d’upset (littéralement reversement). On peut citer
des upset’s historique comme la victoire de David sur Goliath, de Hannibal sur
l’armée romaine, des upset’s politique comme le second tour de Lepen au dernière
présidentielle ou des upset’s sportifs comme la victoire de la Grèce a l’euro 2004
ou la victoire de Mohamed Ali sur Foreman en 1974.
Ali choque le monde et envoi foreman au tapis
Le
monde des arts martiaux modernes possède son lot d’upset’s, les plus connus étant la
victoire de Randleman sur Mirko Filipovic, le titre de champion du PRIDE de Mark
Coleman ou plus récemment la défaite de Takanori Gomi face a Marcus Aurelio.
Tournure dramatique ou issue heureuse, les underdog’s confèrent une dimension quasi-théâtrale au combat …D’ailleurs Rocky Balboa n’est t’il pas la personnification cinématographique de l’underdog ?
Mehdi Souames
10 février 2007
Scorpion ...La mauvaise blague de Julien Seri .
Quoiqu’en dise son synopsis, le film Scorpion, qui sort ce mois ci au cinéma, N'EST PAS UN FILM SUR LE M.M.A! Je le dit et le répète, ce film n’a STRICTEMENT RIEN A VOIR avec le sport réglementé qu’est le M.M.A !
Point de caves, point de clandestinité, point de morts …Les arts martiaux modernes ne sont pas ce que nous montre ce film.
Habile manœuvre Monsieur Seri, mais pas assez pour tromper les passionné de M.M.A qui ne participeront pas ce déversement de fausses et mauvaises images via grand écran. Car Scorpion est au M.M.A ce que Booba est au Hip Hop …Une aberration.
Mehdi Souames
04 février 2007
Et les femmes dans tout ça ?
Les femmes font partie intégrante du monde des arts martiaux modernes. Mais je vous stoppe avant que tout les clichés machistes , sexistes ou réducteurs ne vous passent par la tête … Ces jeune femmes sont absolument normales et sont identiques a toute les demoiselles que vous pouvez voir dans d’autre sports !
Le SmackGirl est l’organisation référence du M.M.A féminin, mais pas le seul événement a proposé cela, d’autre comme le Deep, le Shooto, le bodog ou le hook’n’shoot propose aussi une section féminine. Une belle preuve d’ouverture qui vient briser l’image du sport réservé au seul possesseur de testostérones …
Une affiche du SmackGirl ... Kawai, non ?
Les chefs de file du combat libre féminin se nomment Megumi
Fuji, Tara LaRosa, Hisae Watanabe, Laura d’Auguste ou encore Yuka Tsuji. Souvent très technique
les combattantes nous offrent des combats d’un niveau très élevé et a un rythme
endiablé, le tout saupoudré d’une touche de féminité qui rend le tout très agréable
a suivre.
Bien plus que par le simple combat, les femmes commencent a s’illustré a plus haut niveau dans le monde des art martiaux moderne comme en témoigne le rôle d’entraineur-assistante de Debi Purcell a L’International Fight League (Pour l’équipe des Condors de Marco Ruas), la place de quasi-leader de Megumi Fuji au seins du Abe Ani Combat Club ou les cours de combat libre donné par Tevy Say, la meilleur combattante française , sur Paris.
Autant de petits détails qui ont leurs importances, car après tout la démocratisation de notre passion passe nécessairement par une ouverture d’esprit conséquente. Les femmes seront peut être la gomme qui effacera bon nombre de préjugées concernant notre sport …Alors Mesdemoiselles le M.MA vous tend les bras et n’attend plus que vous pour voir vers l’avenir.

Satoko Shinashi tout sourire .
Ceinture de championne pour D'auguste.
Mehdi Souames
Photo de susumu nagao











